XVIIe siècle

La peinture européenne du XVIIe siècle est particulièrement bien représentée, de l'Italie aux Pays-Bas en passant par la France et les Flandres. En contrepoint, les œuvres bourguignonnes permettent d'observer comment les artistes régionaux (Philippe Quantin, Jean Tassel, Jean Dubois) ont réagi aux grandes nouveautés de leur époque (caravagisme et baroque). Cette partie des collections sera visitable dès 2019 dans le musée rénové.

 

 

Des artistes italiens ...

Les œuvres des grandes collections princières comme Adam et Eve au paradis de Guido Reni  côtoient des peintures plus intimes destinées à des particuliers comme Le Souffleur à la lampe de Georges de La Tour. À la suite du Concile de Trente, l'Église reste le commanditaire majeur des peintres, tant en Italie (Gian Francesco Albani) qu'en France (Philippe de Champaigne) ou dans les Flandres (Pierre-Paul Rubens, Gaspard de Crayer). Les palais royaux ne sont pas en reste et se couvrent de décors, dont le musée des Beaux-Arts de Dijon présente des esquisses (La Chute des Anges rebelles de Charles Le Brun pour Versailles) ou des vestiges lorsque les bâtiments qui les abritaient ont été démolis (L'Automne peint par Charles de La Fosse pour Marly, château de repos de Louis XIV).

 

... et des artistes bourguignons

Les artistes bourguignons se tiennent, quant à eux, au courant des nouveautés artistiques de leur temps. Le clair-obscur caravagesque est ainsi très rapidement assimilé par les peintres dijonnais, tels Philippe Quantin ou Jean Tassel dont l'atelier situé à Langres connaît un important rayonnement de Dijon à Troyes. En sculpture, l'exemple des créations du Bernin à Rome trouve un fort écho à Dijon dans les œuvres de Jean Dubois, qui couvre églises et hôtels particuliers de ses œuvres, et dont le musée des Beaux-Arts de Dijon conserve une partie du fonds d'atelier. Les artistes parisiens sont toutefois sollicités pour certaines commandes prestigieuses, tel le buste de Louis XIV commandé à Antoine Coysevox pour la Salle des États, ou sa monumentale statue équestre, qu'Étienne Le Hongre réalise pour la Place Royale de Dijon, aujourd'hui place de la Libération.

 

 

 

Louis XIV

Antoine Coysevox

plâtre

Vers 1686

 

A télécharger

 

N° inv. 872

 

 

Diane découvrant la grossesse de Callisto

Ignaz Elhafen

Huile sur toile

Fin 17e siècle - début 18e siècle

 

N° inv. CA T 365

© Musée des Beaux-Arts de Dijon/François Jay

Le Souffleur à la lampe

Georges de La Tour

Huile sur toile

Vers 1640

 

N° inv. DG 827

© Musée des Beaux-Arts de Dijon/Hugo Martens

Jason à la conquète de la Toison d'Or

 

Jean Dubois (date ?)

Terre cuite

17e (4ème quart)

 

Cat. sc. 1960 n° 120

© Musée des Beaux-Arts de Dijon/François Jay

Adam et Eve au paradis

Guido Réni

Huile sur toile

Vers 1620

 

N° inv. CA 42

© Musée des Beaux-Arts de Dijon/Hugo Martens

Vanité et trompe-l'oeil

Jean-François de Le Motte (date ?)

Huile sur toile

17e - 2ème moitié

 

N° inv. CA 692

© Musée des Beaux-Arts de Dijon/François Jay

 

La Présentation au temple

Philippe de Champaigne

Huile sur toile

1628

 

N° inv. CA 104

© Musée des Beaux-Arts de Dijon/François Jay

 

Saint Bernard écrivant

 

Philippe Quantin

Huile sur toile

17e - 2ème quart

CA 443

 

© Musée des Beaux-Arts de Dijon/François Jay